Méditation chrétienne du Québec et
des régions francophones du Canada (MCQRFC)

La constance du mot de prière

Ne nous méprenons pas sur la discipline que requiert la méditation, celle qui consiste à écarter toute limitation, que ce soit sous forme de mots, d’idées, d’images, d’intuitions ou de symboles. La méditation est comparable aux séances d’entraînement d’un athlète. Une discipline de fer conduit à la totale liberté de mouvement dans la performance, une fois la discipline dépassée. Si on ne comprend pas cela, on est amené à dire des choses du genre : « Je médite un peu, à ma façon ; je dis un mot de temps en temps, quand j’en ressens le besoin. Pourquoi faire tant d’histoires à propos d’un engagement total ? » Pour ceux qui pensent ainsi, dire le mot de prière pendant tout le temps de la méditation ressemble en effet à une union consubstantielle avec la rigidité et l’auto-restriction, comme si on mettait une camisole de force à l’Esprit Saint. Mais, comme le savent tous ceux qui ont pratiqué cette discipline, on ne peut même pas commencer à mettre l’Esprit Saint dans une camisole de force. En revanche, on peut commencer à dire le mot de prière, du début à la fin de la méditation, on le dit jusqu’à ce qu’on ne puisse plus le dire, et s’il y a une camisole de force dans les parages, c’est l’Esprit Saint qui vous la met, la camisole de l’inévitable liberté ! Dans le silence absolu il n’y a que Dieu, il n’y a que l’un, et c’est l’un qui est « tout en tous ». Word Made Flesh

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