Méditation chrétienne du Québec et
des régions francophones du Canada (MCQRFC)

Appel à être

En nous asseyant pour méditer chaque matin et chaque soir, nous répondons à la mission qui a été donnée à chacun d’entre nous de grandir dans cette vision et dans la liberté de l’esprit, d’avancer dans l’expansion infinie de notre conscience dans le Christ. Saint Paul parle souvent de la maturité en développement des chrétiens. L’exhortation à prier, à méditer, est précisément un appel à devenir adulte, à abandonner l’irresponsabilité égocentrique de l’enfance pour devenir nous-mêmes en nous trouvant au-delà de nous-mêmes dans l’union avec le Tout. Une fois de plus, il faut bien comprendre que cela exige une réponse personnelle et pas seulement un signe d’acquiescement. Nous sommes invités à voir avec nos yeux, à entendre avec nos oreilles et à aimer avec notre cœur, mais aussi à le faire en union avec Celui qui est amour. En pratique, cela requiert de dépasser nos divisions personnelles, issues de notre histoire. Toutes nos divisions doivent être transcendées. Toutes les barrières qui nous séparent de notre vrai soi, des autres et de Dieu doivent être démantelées. Et cela veut dire abandonner toutes nos images, celles que nous avons de nous-mêmes, des autres et de Dieu. La vision chrétienne nous demande d’être ouverts à Dieu à une profondeur sans image, et c’est dans l’ouverture, à cette profondeur, que toutes les fausses dichotomies se résolvent dans l’union, dans l’être un. En d’autres termes, l’appel qui nous est adressé, à nous tous, est de revenir à une simplicité fondamentale. L’invitation à la prière profonde n’est rien moins que l’appel à être, à être soi-même, à être dans l’amour, dans la confiance, dans l’ouverture totale à ce qui est. Il est presque absurde de dire que Dieu est amour si nous ne le savons pas par nous-mêmes, par l’expérience d’être dans l’être de Dieu. L’appel qui nous est adressé consiste à en avoir la connaissance et c’est la raison d’être du christianisme. Tout dans le christianisme doit nous y conduire ; sinon il ne peut nous mener qu’à une duperie. Le Chant du silence

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