Méditation chrétienne du Québec et
des régions francophones du Canada (MCQRFC)

5 mai 2022

(Photo: Laurence Freeman, Ukraine)

Sagesse du jour                 (2022-05-05)

Dans le jardin de Gethsémani, nous voyons Jésus prier le Père pour que, si possible, cette coupe soit éloignée de lui. Mais il dit ensuite : "Non pas ma volonté, mais que ta volonté soit faite" (Lc 22,42). Il accepte donc la souffrance qui ne peut être évitée. Dans cette acceptation de la séparation (car la souffrance qu'il allait rencontrer dans sa passion était la séparation ultime de l'agonie et de la mort), en parvenant à accepter ce qui est inévitable, l'inévitable souffrance de la vie, l'ego est transcendé et nous sommes libérés des limitations de l'ego. Il est donc important de comprendre la relation entre l'ego et la souffrance, que nous pouvons voir dans cette expérience et cette fonction de séparation, un aspect permanent de la vie. La racine du mot séparation, qui vient de la racine indo-européenne, signifie "tamiser". Lorsque vous prenez des haricots ou du riz et que vous les mettez dans un tamis, et que vous le secouez, il se produit une séparation. Ce que vous voulez garder et cuire reste dans le tamis et ce que vous ne voulez pas est jeté.

Laurence Freeman OSB, The Brick Wall of the Ego

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