Méditation chrétienne du Québec et
des régions francophones du Canada (MCQRFC)

3 août 2021

(Photo : Laurence Freeman, Irlande)

Sagesse du jour                                (2021-08-03)

Avant sa conversion, saint Paul fut un religieux fervent - le plus fanatique, fondamentaliste et intolérant que l'on puisse imaginer. Il persécutait les chrétiens, convaincu de défendre Dieu, la religion et la loi. Puis il eut son expérience, celle de la lumière blanche, après quoi il lui fallut plusieurs années pour récupérer et se remettre sur pied. Il ne devint pas chrétien tout d'un coup pour aller prêcher l'Évangile. Il lui fallut plusieurs années de désert et il perdit la vue : il était aveugle, handicapé et ne pouvait pas se déplacer. Qu'est-ce qui lui permit de comprendre ? Qu'est-ce qui lui rendit la vue ? On le voit dans les chapitres 6 à 8 de la lettre aux Romains. Il y traite de la question du péché et de la loi. Et ce qu'il dit essentiellement, c'est que la loi est nécessaire, que nous avons besoin de certaines règles, de certaines directives, mais que la loi ne résout pas le problème du péché. Parce que le péché n'est pas la violation d'une règle, ce n'est pas une infraction légale. On en fait un délit si l'on s'accroche à la loi, qui n'est là que pour contrôler les choses. Mais le péché n'est pas en soi une question de droit. Le péché est un état où nous sommes divisés. Il est une aliénation de soi. Paul le décrit en termes imagés en disant : "Ce que je voudrais, cela, je ne le réalise pas ; mais ce que je déteste, c’est cela que je fais". (Rom 7,15)

Laurence Freeman OSB, Grace at Work

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