Méditation chrétienne du Québec et
des régions francophones du Canada (MCQRFC)

15 janvier 2022

(Photo : Laurence Freeman, Belgique)

Sagesse du jour                 (2022-01-15)

La peur est à la surface de la conscience, et plus profondément se trouve la force inconsciente de l'anxiété. L'anxiété n'est pas précise ; elle est vague et ressentie comme une sorte de peur générale de tout ce qui est nouveau ou potentiellement menaçant. L'anxiété tend à nous isoler et à nous empêcher de risquer quelque chose de nouveau. Elle est vague, mais a un niveau constant de fonctionnement - bas ou élevé. (...) Et plus profondément encore que l'anxiété, il y a ce que nous pouvons appeler la crainte. Cette crainte est un sentiment que notre destin est condamné, qu'il y aura une issue terrible et cataclysmique à la fin de l'histoire. (...) Ainsi, chacune de ces forces négatives de l'inconscient, collectivement appelées "peur", affecte le corps. Elles sont contrôlées par les amygdales, cette partie très primitive de notre cerveau qui émet des hormones de stress comme le cortisol qui nous préparait, lorsque nous étions des chasseurs-cueilleurs, à une accélération du rythme cardiaque, à une augmentation de la pression artérielle et à un clignement des yeux important. C'était la préparation du corps à se battre ou à fuir. C'est une réaction vitale très primitive. Le problème vient lorsque ces réactions ne sont pas liées à la réalité, lorsqu'elles deviennent constantes. C'est comme si la machine était bloquée et se répétait sur une note négative. Si vous êtes dans cet état de peur, vous pouvez vous asseoir avec un ami ou un thérapeute et ils peuvent vous aider à voir et à comprendre que tout cela n'a rien à voir avec la réalité. Tout est dû à des événements passés de votre vie. Et cela peut être le début d'un processus de libération. Mais la libération doit venir d'un niveau plus profond.

Laurence Freeman OSB,  The Unconscious and Grace 

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