Méditation chrétienne du Québec et
des régions francophones du Canada (MCQRFC)

12 janvier 2022

(Photo : Laurence Freeman, Royaume-Uni)

Sagesse du jour                 (2022-01-12)

La grande force négative de l'inconscient est la peur. Il existe deux types de peur. Il y a la peur ou l’angoisse de la punition, de la douleur ou d'être rejeté, et il y a ce qu’on appelle la "crainte", dans le sens de terreur ou d’effroi. Le côté négatif et sombre de la peur est souvent associé à l’image de Dieu chez les croyants et dans l'esprit populaire, et même chez les non croyants. Cela produit la théophobie ou phobie de Dieu : la peur d'un Dieu effrayant, un Dieu qui punira, auquel nous n’échapperons pas, qui ne pardonne pas vraiment - une projection massive et puissante de notre inconscient ou de ce que nous pourrions appeler le surmoi, c'est-à-dire ce que nous pensons devoir être parce que c’est ce qu'on nous a dit si souvent, peut-être dans notre enfance. On nous a dit que ce que nous sommes est mauvais, que ce que faisons ou voulons faire est honteux et contraire à la volonté de Dieu, que tant que nous restons tel que nous sommes, nous ne pouvons pas être enfant de Dieu, être aimable. Si nous avons été formatés dans cette mentalité, il nous est ensuite très difficile de briser cette image de Dieu. C’est un long processus parce que cette image est devenue une force très puissante, un système ancré dans notre inconscient. Étant générée par l'inconscient et fonctionnant dans l'inconscient, cette image nous est très proche, elle fait partie intégrante de nous. Nous devons aller à un niveau bien plus profond pour pouvoir la trouver, finir par la dissoudre et nous en libérer.

Laurence Freeman OSB,  The Unconscious and Grace

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