13 février 2026
![]()
(Photo : Laurence Freeman, Espagne)
Sagesse du jour (2026-02-13)
Même après une longue pratique, il est facile de sombrer dans une forme d'illusion ou de complaisance. Ce que Jean Cassien appelait la « pax perniciosa », ou le sommeil mortel, est un état dans lequel on peut demeurer des années, ou glisser. Nous le connaissons tous sans doute. Parfois, le mantra nous guide vers un état de paix, de tranquillité, d'harmonie et un profond sentiment de bien-être. Et à ce moment-là, beaucoup disent : « Le mantra n'est plus nécessaire. Je n'ai plus besoin de lâcher prise car j'ai trouvé ce que je cherchais, et je n'ai pas à renoncer à cela car c'est précisément ce que je m'efforçais d'acquérir. » Il faut se rappeler que la pauvreté de la méditation, que nous acceptons par fidélité au mantra, est sans limite. Elle nous accompagne jusqu'au bout. Ainsi, le danger de la fausse paix n'est en réalité surmonté qu'en nous rappelant la qualité merveilleuse et absolue de la pauvreté à laquelle le mantra nous invite et que nous acceptons librement en le prononçant.
Laurence Freeman o.s.b., Aspects of Love 1
https://wccm.us4.list-manage.com/track/click?u=c3f683a744ee71a2a6032f4bc&id=e93a73319d&e=7d8aeb5347