Méditation chrétienne du Québec et
des régions francophones du Canada (MCQRFC)

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Un précepte d’une totale simplicité

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J’ai commencé à méditer de cette façon il y a une trentaine d’années. Je suppose que j’étais aussi stupide qu’on peut l’être à cet âge, car je répétais sans cesse à l’homme qui m’enseignait : « Combien de temps cela va-t-il durer ? Je ne peux pas rester assis comme ça à répéter ce mot pour l’éternité ! » Il me regardait d’un air peiné, et soit il me dévisageait sans rien dire, soit il me disait : « Récite ton mantra. » Trente ans plus tard, je suis encore stupéfait de la sagesse de cet enseignement. Comme je vous le disais, il faut croire sur parole quand on commence. Rien de ce que je pourrais vous dire, ou, je suppose, d’autres pourraient vous dire, n’aura d’importance pour vous, comparé à la force de persuasion de votre expérience personnelle. Vous allez entrer dans un silence de plus en plus profond et dans une simplicité de plus en plus claire.

L’auteur du Nuage de l’inconnaissance qui enseignait ce précepte au xive siècle en Angleterre raconte que les objections à son enseignement venaient le plus souvent d’érudits et de théologiens. Mais, ajoute-t-il, elles venaient rarement de gens simples. La plus fréquente est qu’il s’agirait d’une théorie complexe et ésotérique. Mais il n’en est rien. C’est un précepte d’une totale simplicité, qui ne demande que la foi. Rien de plus.

Le Chant du silence

 

 

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