Méditation chrétienne du Québec et
des régions francophones du Canada (MCQRFC)

L’expérience de la méditation

Il ne peut y avoir de demi-mesures : on ne peut décider de faire « un peu » de méditation. On n’a que le choix de méditer et d’enraciner sa vie dans la réalité. Autant que je sache, c’est ce dont il s’agit dans l’Évangile. C’est cela dont il est question dans la prière chrétienne, d’un engagement pour la vie, pour la vie éternelle. Comme Jésus lui-même le déclarait, le royaume des cieux est ici et maintenant. Ce que nous avons à faire, c’est d’y être ouverts, ce qui veut dire s’y engager. Un chemin de vie sans limite requiert de notre part ouverture, générosité et simplicité. Et surtout, il exige un engagement. Non pas l’engagement au service d’une cause ou d’une idéologie, mais l’engagement, dans notre vie, à la simplicité du retour quotidien aux racines de notre existence, l’engagement à répondre à la vie avec attention, à créer dans notre vie l’espace pour vivre en plénitude. Ce que l’on apprend dans la méditation, dans le silence et la simplicité de la méditation, c’est que l’on n’a rien à craindre de l’engagement à créer un tel espace. Je pense que nous avons tous peur de nous engager parce que cela nous paraît limiter nos choix. Nous nous disons : « Si je m’engage à méditer, je ne pourrai plus faire autre chose. » Or nous constatons tous, je crois, que cette crainte disparaît avec l’engagement concret à être sérieux, à être ouvert, à aimer non à la surface de notre être mais en profondeur. Ce que nous constatons tous en faisant l’expérience de la méditation, c’est un élargissement et non un rétrécissement de nos horizons, et nous trouvons non la contrainte, mais la liberté. Le Chemin de la méditation

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