Méditation chrétienne du Québec et
des régions francophones du Canada (MCQRFC)

20 septembre 2021

(Photo : Laurence Freeman, Allemagne)

Sagesse du jour                (2021-09-20)

Ce que nous découvrons très vite, c'est la distraction. La distraction est tout d'abord ressentie comme un échec. Nous aimerions être assis là avec l’esprit clair et ouvert - nous avons peut-être eu de brefs moments ou un avant-goût de ce que serait un esprit calme, clair et tranquille. Puis nous nous asseyons pour méditer, et nous pensons au dîner, à notre régime ou à notre solde bancaire, aux programmes télévisés que nous avons ratés cette semaine, à une dispute qui se poursuit dans notre vie ou à une relation difficile, à la tristesse, au chagrin, à la colère, à l'amertume ou à une dépendance, à un besoin que nous trouvons en nous. Quoi qu'il en soit, c'est sur cela que nous serons concentrés, et nous pourrions alors conclure que c'est vraiment un peu pénible, un peu trop réel - je n’y arrive pas. Nous pourrions bien abandonner à plusieurs reprises. Mais chaque fois que nous revenons, chaque fois que nous recommençons, nous revenons un peu plus forts. L'exercice du retour est ce qui nous renforce. C'est comme la résistance dans tout exercice physique ; c'est en se donnant et en recommençant qu’on renforce le muscle. La distraction, pourrait-on presque dire, est une forme de maladie mentale. Cela ne veut pas dire que nous sommes fous ou que nous sommes chroniquement névrosés, mais on pourrait dire que la santé est la capacité de faire attention et d'entrer dans la prière de l'Esprit. Si c'est cela la santé, on pourrait alors dire que la distraction est en soi une forme de mauvaise santé...

Laurence Freeman OSB, Health & Wholeness

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