Méditation chrétienne du Québec et
des régions francophones du Canada (MCQRFC)

17 juillet 2021

(Photo : Laurence Freeman, Bonnevaux, France)

Sagesse du jour                (2021-07-17)

Alors que faisons-nous quand nous souffrons ? Nous voulons que quelque chose fasse disparaître la douleur. Au niveau affectif ou psychologique, nous imaginons, nous élaborons une image de ce qui la fera disparaître, de ce qui me permettra de me sentir mieux. Nous allons identifier ce que nous espérons - notre désir d'être libéré de la douleur, d'être rétabli, heureux, en paix - nous allons identifier ces espoirs à cette image. L'étape suivante consiste à se dire : "Si je peux obtenir dans la réalité ce que j'imagine, alors je me sentirai mieux, cette douleur disparaîtra". Le problème, c'est qu'à un moment donné, l'image devient un désir, et qu'il a commencé à prendre une vie propre au niveau de l'imagination. Donc cette image commence maintenant à former un désir et à entrer dans la vie de nos désirs, à travers un certain niveau de concentration et en lui accordant une grande attention, en y mettant beaucoup d'espoir. Nous commençons alors à poursuivre ce désir. Si le désir est de gagner beaucoup d'argent, c'est là mon objectif. Ou bien d'atteindre la gloire, le pouvoir ou le succès dans mon travail ou dans n'importe quel domaine de la vie. Ou bien il peut s'agir d'un désir sexuel, voire d'un désir d'illumination spirituelle. Le problème est que, même si nous trouvons ce que nous désirons, si nous réalisons nos ambitions, si nous obtenons ce que nous voulons, cela ne fait pas disparaître la douleur. Temporairement peut-être, car la satisfaction de tout désir fait temporairement disparaître la douleur. Mais ensuite, la vie du désir étant cyclique par nature, il revient. Une fois que vous l'avez satisfait, il revient à nouveau.

Laurence Freeman OSB, Grace at Work

Partager